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d'éducation Sécurité Routière (auto-écoles )
SI JE NE DENONCE PAS LE CONDUCTEUR ?

Que risque-t-on si on ne dénonce pas le
conducteur ?
Difficile de croire à une justice équitable lorsque
l’on vous condamne à une amende plus lourde que le PV initial, et ce
malgré des preuves irréfutables de votre innocence. En effet, comme vous
le découvrirez ci-dessous, le verdict des magistrats s’avère parfois
surprenant et laisse perplexe. Tout n’est cependant pas perdu, il est
encore possible de vous battre…
Une justice parfois arbitraire.
Vous êtes de plus en plus nombreux à vous plaindre
de décisions injustes. Jusqu’alors et après que votre contestation avait
été rejetée par l’officier du ministère public ( OMP ), le passage au
tribunal vous donnait une chance supplémentaire de vous expliquer et
d’obtenir gain de cause. Même si cela reste vrai, le risque d’être
sanctionné plus lourdement fait désormais partie des dérives de la
justice.
Ainsi, refuser de dénoncer le conducteur flashé est
très mal perçu par les juges qui, après maintes pressions, condamnent le
titulaire de la carte grise à régler une amende parfois conséquente.
Autre constatation regrettable, des justificatifs indiscutables (photo
du conducteur, carte d’abonnement mensuel de parking, etc.) ne suffisent
plus à classer sans suite un PV d’excès de vitesse ou de stationnement…
Des automobiliste condamnés à tort.
Malheureusement, certains juges semblent avoir leur
propre interprétation (ou une méconnaissance) des textes et appliquent
une justice parfois inique…
Concernant les excès de vitesse, le contrevenant
est souvent exhorté à dénoncer le conducteur. Pire, on le laisse penser
qu’il a obligation de le faire. A s’obstiner, il risque l’amende
maximale (entre 450 et 1500 €, selon l’infraction). Ainsi pour avoir
refusé d’identifier le conducteur, un automobiliste de Toulon s’est vu
taxé de 150 € au seul titre qu’il était propriétaire du véhicule. Le
tribunal reconnaissait pourtant qu’il ne pouvait être l’auteur de
l’infraction – il était ailleurs au moment des faits (billets de train,
facture d’hôtel et ordre de mission à l’appui). Deux autres n’ont pas pu
reconnaître les chauffeurs flashés à l’arrière par un radar automatique
– plusieurs personnes étaient susceptibles d’avoir pris le volant. Ils
ont écopé respectivement de 400 € et 750 € (au lieu de 90), malgré un
certificat de présence à un stage professionnel pour l’un et diverses
attestations pour l’autre…
En matière de stationnement, ce n’est pas simple
non plus. Pour l’exemple, ce monsieur verbalisé dans une gare pour
défaut de paiement alors que sa carte d’abonnement mensuel était sur le
pare brise. Attestation de la SNCF, témoignage écrit et original du
ticket ont été reconnus par le juge de proximité comme preuves
incontestables… celui-ci le condamnant quand même à verser 11 € plus 22
€ de frais de justice ! Un verdict à « l’emporte-pièce »… dans les deux
sens du terme.
La loi serait-elle confuse ?
Pas
vraiment. L’article L.121-3 du code de la route est plutôt clair « … le
titulaire du certificat d’immatriculation est redevable pécuniairement
de l’amende encourue pour des contraventions à la réglementation sur les
vitesses maximales autorisées […] à moins […] qu’il n’apporte tous
éléments permettant d’établir qu’il n’est pas l’auteur véritable de
l’infraction. »
Ainsi, si
une photo, des témoignages ou autres justificatifs prouvent que vous
n’étiez pas au volant au moment des faits, vous ne devriez encourir ni
retrait de point, ni suspension de permis, ni même d’amende à payer. En
revanche, en matière de stationnement, le propriétaire est toujours
responsable financièrement des infractions, à moins de prouver qu'il
n'est plus en possession de son véhicule ou d'identifier l'auteur
véritable.
Seule solution : faire appel.
Vous avez dix jours pour faire appel de la décision du tribunal de
police ou de proximité. Seule condition : être condamné à plus de 150
euro ( moins Cour de Cassation )
Amendes maxi : 450 € pour dépassement de moins 20 km/h hors
agglomération - 750 € inférieur à 20 km/h en agglo ou supérieur à 20 >50
km/h et 1 500 € pour supérieur à 50 km/h.
Mots clefs : Loi, Juge, Tribunal, torts, automobiliste, vitesse,
page du 08/01/2007.
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