|
ELLE A TROUVE UNE AUTRE SOLUTION « Je l'ai eu pour 140 € à Cuba »
ÉDIFIANT NON
«MON PERMIS, je l'ai eu avant même de savoir conduire. » Julie *,
une Parisienne de 22 ans, s'est procuré le précieux document rose
pour une bouchée de pain. Magouille ? « Pas du tout, c'était
parfaitement légal », affirme-t-elle.
En septembre 2003, Julie suit son copain à Cuba pour un stage de
plusieurs mois. « Là-bas, explique-t-elle, j'ai passé un examen
théorique (l'équivalent du Code) où l'on m'a juste appris que le
rouge voulait dire stop et que, quand le clignotant était cassé, il
fallait sortir le bras par la fenêtre pour indiquer ma direction.
Ensuite, après huit heures de conduite, j'ai passé l'examen pratique
en dix minutes. J'ai juste eu à démarrer et à aller tout droit sur
un parking. En tout, j'en ai eu pour 140 €. » Une fois revenue en
France, la suite n'a été qu'une simple formalité. « Après l'avoir
fait traduire par un traducteur assermenté, ce qui m'a coûté 30 €,
je me suis présentée à la sous-préfecture où l'employée a vérifié
dans un cahier s'il y avait bien une convention avec Cuba. En cinq
minutes, j'avais mon permis de conduire français. » Surprenant quand
on sait qu'un permis coûte de 700 à 1 500 € en France et qu'il faut
en moyenne 30 à 35 heures de conduite pour l'obtenir. « En revenant,
estime Julie, je ne savais pas conduire, je ne connaissais pas les
panneaux et je ne savais faire aucune manoeuvre : un vrai danger
public ! » Depuis, elle conduit au côté de sa mère pour progresser.
Elle a pris l'autoroute, il y a une semaine, pour la première fois.
Le Parisien , samedi 05 septembre 2004
|