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Mardi 17 Septembre 2002
Sécurité routière
Les grands chiffres des accidents de la route
en France en 2001 PARIS (AFP), le 16-09-2002
Voici les grands chiffres des accidents de la route en France
issus du bilan de l'année 2001, dressé par la Sécurité routière.
- Tués : 7.720 (à six jours), en hausse de 1% sur un an, 8.160
(à trente jours)
- Accidents corporels : 116.745, en baisse de 3,7%
- Blessés : 153.945 (-5%), dont 26.192 blessés graves
- Jeunes : ils paient le plus lourd tribut à la route, avec
2.077 morts âgés de 15 à 24 ans, soit plus de 25% des tués. Cette
tranche d'âge ne représente pourtant que 13% de la population
française
- Départements les plus meurtriers : le Gers, avec 273 tués pour
un million d'habitants, contre 31 dans les Hauts-de-Seine
- Poids lourds : 13% des tués sur la route le sont dans un accident
impliquant un poids lourd
- Motos : si l'on tient compte du kilométrage parcouru, le motocycliste
a 14 fois plus de risques d'avoir un accident qu'un automobiliste
( 866 tués )
- Piétons : 778 tués (-1,9%)
- Cyclistes : 242 tués (-5,1%)
- Nuit : moins de 10% du trafic, mais 37% des blessés graves
et 46% des tués
- Téléphone portable : il multiplie par quatre le risque d'accident.
- Alcool : en cause dans un accident mortel sur trois. L'ivresse
fait sept morts chaque jour. Les contrôles d'alcoolémie ont pourtant
triplé en dix ans pour atteindre 6 millions de dépistages en 2001.
- Vitesse : elle tue dans un accident
sur deux. 60% des véhicules dépassent la vitesse autorisée. 83%
des communes traversées le sont à vitesse excessive. Mais la probabilité
d'être sanctionné si l'on roule pendant une heure à plus de 10
km/h au-dessus de la vitesse autorisée est d'environ 1 sur 2.000.
- Ceinture de sécurité : en 2001, un quart des tués en voiture
de tourisme ne portaient pas leur ceinture à l'avant et près d'un
tiers (30%) pour les passagers arrière. Lors d'un choc frontal
à 50 km/h, un adulte de 70 kilos se transforme en projectile de
2,8 tonnes, soit l'équivalent d'une chute du quatrième étage.
- Coût global de l'insécurité routière : 27,8 milliards d'euros
(12,5 mds EUR pour les accidents matériels, 15,3 mds EUR pour
les accidents corporels)
En France, tout le monde réinterprète les règles à son usage,
déplore le Pr Claude Got, membre du conseil d'experts auprès de
la Sécurité routière. Et cela commence avec l'automobiliste qui
surestime largement ses capacités.
D'après les sondages, deux tiers des conducteurs pensent qu'ils
conduisent mieux que la moyenne. Cela pose un problème mathématique!".
Selon le scientifique, ce comportement pousse les forces de l'ordre
à relever leur seuil d'intervention.
"En agglomération, où la vitesse est limitée à 50 km/h, les Anglais
sanctionnent dès 54 km/h quand en France, on ne fait rien avant
70, voire 80 km/h", relève le Pr Got. Résultat : plus de 60% des
voitures de tourisme - 65% pour les deux-roues dépassent la vitesse
limite en France. "Le délit est devenu la norme", s'insurge
M. Assailly.
Restent les explications objectives. "La France, c'est très grand,
il y a beaucoup de routes de campagne, propices à la vitesse,
première cause de la mortalité routière", souligne M. Assailly.
"Il y a aussi une formidable dépendance à la voiture, ajoute-t-il.
A population égale, il
y a chez nous 35 millions de véhicules contre seulement 29 millions
au Royaume-Uni".
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